Table des Matières
Le marché mondial des dispositifs médicaux pourrait atteindre 817,78 milliards de dollars en 2031. Pourtant, les nouvelles données européennes, les recommandations de l’OMS et les recherches de l’OCDE montrent pourquoi les dépenses d’équipement, la fonctionnalité des dispositifs et la capacité hospitalière réelle ne sont pas synonymes.
Un hôpital annonce un investissement majeur dans les technologies médicales. Son nouveau plan d’équipement hospitalier comprend des systèmes de diagnostic, des lits médicalisés électriques, des brancards de transport et des postes de traitement spécialisés.
Les achats sont finalisés. Les équipements arrivent. Le projet est célébré.
Mais six mois plus tard, la direction découvre une réalité plus complexe.
Certains dispositifs attendent leur mise en service. D’autres nécessitent une maintenance. Certains services possèdent du matériel rarement utilisé, tandis que d’autres ne parviennent pas à accéder aux équipements dont ils ont besoin. Comme le montre notre analyse de la durée de vie des lits hospitaliers et du choix entre réparation et remplacement, être propriétaire d’un actif ne signifie pas nécessairement qu’il reste utilisable.
Certaines nouvelles places de soins ne peuvent pas fonctionner à la capacité prévue faute de personnel. Cette distinction est au cœur de notre étude sur la pénurie mondiale de 4,1 millions de professionnels infirmiers projetée pour 2030.
L’établissement possède davantage d’équipements qu’auparavant.
Mais sa capacité à soigner a-t-elle réellement augmenté ?
Ce scénario hypothétique illustre une question fondamentale alors que l’industrie des technologies médicales connaît une expansion majeure.
Selon MarketsandMarkets, le marché mondial des dispositifs médicaux était estimé à 544,15 milliards de dollars en 2025 et pourrait passer de 580,79 milliards en 2026 à 817,78 milliards en 2031.
Cela représente près de 237 milliards de dollars supplémentaires de valeur annuelle prévue entre ces deux années.
Mais les 118 statistiques sur les lits hospitaliers et la capacité d’accueil montrent pourquoi les inventaires, les effectifs soignants, les besoins des patients et les infrastructures ne peuvent pas être résumés à un budget d’achat.
Parallèlement, les technologies de lits hospitaliers intelligents ouvrent de nouvelles possibilités pour suivre l’état, les déplacements, la maintenance et l’utilisation du matériel.
La croissance financière du secteur est remarquable.
Mais elle soulève une question plus importante :
Si le monde dépense des centaines de milliards de dollars supplémentaires en dispositifs médicaux, quelle part de cet investissement deviendra une capacité de soins réellement utilisable par les patients ?
Trois sources permettent d’examiner cette question.
D’abord, MarketsandMarkets prévoit un marché mondial proche de 818 milliards de dollars en 2031.
Ensuite, le rapport Facts & Figures de MedTech Europe, publié en octobre 2026, indique que le marché européen n’a progressé que de 1,8 % en 2025, contre une moyenne annuelle déclarée de 5,6 % sur les dix années précédentes.
Enfin, la publication From Purchase to Functionality de l’Organisation mondiale de la Santé, parue en septembre 2026, explique pourquoi les dispositifs doivent rester appropriés, sûrs, disponibles et fonctionnels après leur acquisition.
Ces publications examinent des dimensions différentes des technologies de santé.
Ensemble, elles montrent pourquoi la croissance d’une industrie, les investissements hospitaliers et la capacité réelle à fournir des soins ne doivent pas être confondus.
Cet article analyse les données derrière la prévision de 818 milliards de dollars, les statistiques européennes, les comparaisons internationales de l’utilisation des équipements et un cadre original permettant de relier les achats à la préparation opérationnelle.
1. Réponse rapide : un marché des dispositifs médicaux en croissance signifie-t-il de meilleurs soins ?
Pas automatiquement. La croissance du marché peut soutenir l’innovation et le développement des services, mais une hausse des dépenses d’équipement ne prouve pas, à elle seule, une amélioration de l’accès, de la qualité des soins ou des résultats cliniques.
Un dispositif doit correspondre à un besoin clinique, être correctement installé, utilisé par des professionnels qualifiés, entretenu, soutenu par les infrastructures nécessaires et disponible au moment voulu.
Le chiffre d’affaires du secteur mesure une activité économique.
La capacité de soins mesure autre chose.
Par exemple :
Un lit hospitalier acheté n’est pas nécessairement une place de soins avec personnel disponible.
Un appareil d’IRM fonctionnel ne prouve pas que les examens sont accessibles ou prescrits de façon appropriée.
Un nouveau fauteuil de dialyse ne crée pas, à lui seul, des séances supplémentaires.
Des urgences entièrement équipées ne suppriment pas automatiquement les problèmes de flux de patients.
Un dispositif moderne ne reste pas utilisable indéfiniment sans maintenance.
Les recommandations de l’OMS sur le cycle de vie des technologies médicales mettent l’accent sur la pertinence des achats, la maintenance et la fonctionnalité durable.
Les données de l’OCDE montrent également pourquoi disponibilité et utilisation doivent être étudiées séparément.
L’objectif n’est pas simplement d’acheter davantage de matériel, mais de permettre des soins appropriés, sûrs et fiables avec des équipements adaptés.
2. Le marché des dispositifs médicaux à 818 milliards de dollars : sept chiffres essentiels
Avant de tirer des conclusions sur les soins, il faut comprendre ce que mesure cette prévision.
544,15 milliards de dollars : estimation mondiale pour 2025
MarketsandMarkets estime le marché mondial des dispositifs médicaux à environ 544,15 milliards de dollars en 2025.
Il s’agit de la valeur de référence historique retenue par ce cabinet.
Elle comprend de nombreuses technologies et ne correspond pas uniquement au mobilier hospitalier.
580,79 milliards de dollars : estimation pour 2026
Le rapport prévoit une valeur de 580,79 milliards de dollars en 2026.
En octobre 2026, il convient de parler d’estimation ou de prévision annuelle, pas d’un décompte mondial définitivement arrêté.
817,78 milliards de dollars : prévision pour 2031
La projection atteint 817,78 milliards de dollars en 2031.
L’arrondi à 818 milliards est adapté à un titre, à condition de mentionner le chiffre précis et sa source.
La prévision ne constitue pas une garantie.
236,99 milliards de dollars : hausse prévue de la valeur annuelle
Le calcul est :
817,78 milliards − 580,79 milliards = 236,99 milliards de dollars.
Cela représente une progression d’environ 40,8 % par rapport à la valeur prévue pour 2026.
Ce calcul compare deux valeurs annuelles estimées.
Il ne signifie pas que les gouvernements ont prévu 236,99 milliards de dollars supplémentaires pour construire des hôpitaux.
Il ne s’agit pas non plus des dépenses cumulées entre 2026 et 2031.
7,1 % : taux de croissance annuel composé
MarketsandMarkets estime le taux de croissance annuel composé à 7,1 % pour 2026–2031.
Il s’agit d’un taux annualisé fondé sur les points de départ et d’arrivée de la prévision.
Il ne signifie pas que tous les pays ou segments progresseront exactement de 7,1 % chaque année.
38,4 % : part de l’Amérique du Nord en 2025
Le rapport place l’Amérique du Nord en tête des marchés régionaux, avec une part estimée de 38,4 %.
Cette proportion concerne la valeur monétaire du marché.
Elle ne correspond ni à la proportion de patients ni au nombre de dispositifs détenus.
20,0 % : part du diagnostic in vitro
Les dispositifs de diagnostic in vitro représentaient environ 20 % du marché en 2025 selon le rapport.
Ce chiffre montre pourquoi il faut distinguer les catégories.
Un système de laboratoire, un implant cardiaque, un instrument chirurgical, un lit médicalisé et un brancard ne remplissent pas les mêmes fonctions.
La prévision de 818 milliards concerne un marché très vaste. Elle ne représente pas le marché des seuls lits, brancards, fauteuils de dialyse ou mobiliers hospitaliers.
Source : MarketsandMarkets — Medical Devices Market, Global Forecast to 2031.
3. Le rapport européen 2026 raconte une autre histoire de croissance
Les prévisions mondiales sont utiles, mais les performances régionales peuvent différer fortement.
Le 6 octobre 2026, MedTech Europe a publié son rapport Facts & Figures.
Le marché européen a progressé de 1,8 % en 2025
MedTech Europe rapporte une croissance européenne de 1,8 % en 2025, contre une moyenne annuelle déclarée d’environ 5,6 % pendant la décennie précédente.
Le ralentissement est significatif.
Mais il serait incorrect de comparer directement ce 1,8 % européen historique au taux mondial prévu de 7,1 % pour 2026–2031.
Ces données portent sur des périodes, des zones géographiques et des méthodologies différentes.
Elles constituent des indicateurs complémentaires, pas une série statistique homogène.
La part de marché européenne a diminué
Selon MedTech Europe, la part estimée de l’Europe dans le marché mondial est passée de 26,4 % à 25,6 %.
Une baisse de part relative ne signifie pas nécessairement que la valeur absolue du marché européen a diminué.
Une région peut continuer de croître tout en représentant une part plus faible d’un marché mondial plus dynamique.
Le secteur européen emploie plus de 950 000 personnes
Le rapport fait état de plus de 950 000 emplois directs dans l’industrie européenne des technologies médicales.
Ce secteur ne se limite donc pas à quelques multinationales.
Il comprend également des entreprises spécialisées, des fournisseurs de composants et des fabricants couvrant des besoins cliniques précis.
Pour les hôpitaux achetant à l’international, la notoriété d’une marque n’est pas le seul critère.
Les documents techniques, la conformité, la qualité de fabrication, l’assistance et le service après-vente comptent.
Notre analyse des raisons pour lesquelles les hôpitaux s’approvisionnent en lits électriques en Turquie examine ces enjeux.
Le pays de fabrication ne suffit cependant pas à établir la qualité d’un produit.
L’innovation reste importante
MedTech Europe fait état de plus de 15 900 demandes de brevet européen liées aux technologies médicales en 2025.
Les brevets constituent des indicateurs de l’activité d’innovation.
Ils ne prouvent pas que chaque invention sera utile, rentable ou largement adoptée.
Les coûts d’approvisionnement dépassent le prix affiché
La pression sur les budgets et l’attention portée à la valeur à long terme concernent directement les achats hospitaliers.
Les projets internationaux doivent notamment considérer le fret, l’emballage, les formalités d’importation et la livraison intérieure.
Notre guide sur le nombre de lits hospitaliers pouvant être chargés dans un conteneur 40HQ montre pourquoi la configuration logistique peut modifier le coût final.
Que retenir du ralentissement européen ?
Il ne démontre pas qu’investir dans les technologies médicales est devenu inutile.
Il ne prouve pas non plus qu’une croissance plus lente dégrade les soins.
Il faut distinguer :
Combien investit-on ?
Avec quelle efficacité la technologie est-elle adoptée et entretenue ?
Quels services cliniques l’investissement permet-il réellement ?
Ces questions nécessitent des preuves différentes.
Sources : MedTech Europe — Facts & Figures 2026 et European Medical Technology Market Data.
4. Que comprend réellement le marché mondial des dispositifs médicaux ?
Le terme dispositif médical couvre une diversité considérable de produits.
L’OMS estime qu’environ 2 millions de types de dispositifs médicaux sont présents sur le marché mondial, répartis dans plus de 7 000 catégories génériques.
Ils peuvent servir au diagnostic, à la surveillance, au traitement ou à la réadaptation.
La prévision MarketsandMarkets inclut notamment :
Les diagnostics in vitro
Les dispositifs cardiovasculaires
L’imagerie diagnostique
L’orthopédie
L’endoscopie
L’ophtalmologie
Les dispositifs de prise en charge du diabète
Les soins des plaies
Les équipements rénaux et de dialyse
Les dispositifs respiratoires
Cette diversité explique pourquoi la prévision globale doit être interprétée avec prudence.
Les lits hospitaliers sont-ils des dispositifs médicaux ?
Selon leur destination prévue et la réglementation applicable, les lits hospitaliers peuvent être qualifiés de dispositifs médicaux.
Dans l’Union européenne, le règlement MDR accorde une importance déterminante à la finalité médicale définie par le fabricant.
Toutefois, classification réglementaire et segmentation commerciale sont deux questions différentes.
Un produit réglementé comme dispositif médical n’est pas nécessairement inclus dans une catégorie donnée de chaque rapport commercial.
Qu’en est-il des chariots-brancards et des brancards ?
Les chariots-brancards, les brancards de transport et les modèles spécialisés peuvent répondre à des besoins différents de mobilité, de positionnement et de soins.
Notre comparaison chariot-brancard et brancard hospitalier explique pourquoi le nom d’un produit ne remplace pas l’examen de ses fonctions.
Tous les établissements doivent-ils acheter des équipements avancés ?
Non.
Un service d’hospitalisation conventionnelle n’a pas forcément les mêmes exigences qu’un service de réanimation.
Notre comparaison lit de soins intensifs et lit hospitalier conventionnel illustre ces différences.
Il reste également pertinent d’étudier les lits hospitaliers manuels dans certains environnements.
Une technologie plus simple n’est pas automatiquement inférieure.
La meilleure configuration est celle qui satisfait les besoins cliniques.
La croissance de l’industrie ne signifie pas que chaque hôpital doit acheter les dispositifs les plus sophistiqués.
Sources : OMS — Medical Devices et Règlement (UE) 2017/745.
5. Pourquoi la demande mondiale en dispositifs médicaux augmente-t-elle ?
Plusieurs tendances contribuent à cette croissance. Leur importance varie selon les pays et les catégories de produits.
Le vieillissement démographique
L’OMS prévoit qu’en 2030, une personne sur six dans le monde aura 60 ans ou plus.
Cette population devrait passer d’environ un milliard en 2020 à 1,4 milliard en 2030.
Le vieillissement peut augmenter certains besoins de traitement chronique, de réadaptation et de mobilité.
Mais être âgé ne signifie pas automatiquement nécessiter une hospitalisation.
De nombreuses personnes âgées restent indépendantes.
La planification doit donc utiliser des données locales sur la population et les services.
Le guide Optium sur les lits électriques pour la récupération postopératoire montre comment les besoins de positionnement et de mobilisation varient selon les soins.
Les maladies chroniques
Certaines maladies nécessitent une surveillance et des traitements prolongés.
Une étude publiée dans The Lancet en 2025 a estimé qu’environ 788 millions d’adultes de 20 ans et plus vivaient avec une maladie rénale chronique en 2023.
Cela ne signifie pas que 788 millions de personnes ont besoin de dialyse.
La majorité des patients atteints de maladie rénale chronique ne nécessitent pas de traitement de suppléance rénale à un moment donné.
Notre étude sur les 788 millions d’adultes concernés et les inégalités d’accès à la dialyse examine ces enjeux.
Une unité de dialyse ne se résume pas à un nombre de fauteuils ou de machines : elle nécessite personnel, eau traitée, consommables, maintenance et organisation.
La sophistication technologique
Les dispositifs connectés, l’intelligence artificielle appliquée à certaines tâches, l’imagerie et les techniques mini-invasives contribuent à l’évolution du marché.
Mais la sophistication n’est pas une preuve automatique de valeur clinique.
Un dispositif avancé peut également nécessiter des logiciels, une infrastructure informatique, des formations et des ressources de maintenance.
La modernisation des établissements
De nouveaux hôpitaux, des extensions et le remplacement d’actifs vieillissants peuvent accroître la demande.
Un hôpital peut renouveler son parc de lits sans construire de nouvelles chambres.
Les décisions doivent toutefois tenir compte de l’état réel des équipements et des besoins de soins.
Les contraintes de flux hospitalier
La disponibilité du matériel n’est qu’un facteur de performance.
Les retards d’admission, de transfert ou de sortie peuvent limiter la capacité.
Notre analyse des 49 034 admissions et du lien entre attente aux urgences et durée d’hospitalisation illustre pourquoi les problèmes de flux touchent plusieurs services.
La demande en dispositifs augmente, mais la capacité clinique résulte de l’interaction entre matériel, personnel, infrastructures et organisation.
6. OCDE : davantage d’appareils de diagnostic ne signifie pas automatiquement de meilleurs soins
L’OCDE fournit un exemple important dans Health at a Glance 2025.
L’organisation compare la disponibilité et l’utilisation de trois technologies :
Tomodensitométrie, ou scanner CT
Imagerie par résonance magnétique, ou IRM
Tomographie par émission de positons, ou TEP
Ces équipements sont coûteux et cliniquement importants.
Certains pays disposent de beaucoup plus d’appareils
L’OCDE rapporte que le Japon possède particulièrement beaucoup d’appareils CT et IRM par habitant.
L’Australie et les États-Unis figurent également parmi les pays fortement équipés dans certaines catégories.
D’autres pays présentent des niveaux bien inférieurs.
Cela éclaire l’accès aux technologies, sans constituer un classement direct de qualité des soins.
Disponibilité et utilisation ne sont pas identiques
En 2023, l’utilisation combinée des examens CT, IRM et TEP dépassait 370 examens pour 1 000 habitants dans plusieurs pays, dont le Luxembourg, la Corée, l’Autriche, la France et le Portugal.
D’autres pays affichaient des volumes nettement inférieurs.
Mais davantage d’examens ne signifie pas automatiquement de meilleurs soins.
La pertinence clinique de chaque examen doit être prise en compte.
Il n’existe pas de nombre idéal universel
L’OCDE indique qu’aucune référence internationale générale ne définit un nombre idéal de scanners.
Une capacité insuffisante peut créer des problèmes d’accès.
Une utilisation excessive ou inappropriée peut générer des coûts sans bénéfice correspondant.
La pertinence des examens
L’OCDE cite notamment une étude rétrospective suédoise portant sur 13 075 examens CT et IRM.
Selon les critères appliqués, environ 76 % des examens IRM et 63 % des examens CT étaient classés comme appropriés.
Ces résultats proviennent d’un échantillon particulier ; ils ne représentent pas des taux mondiaux.
Ils illustrent néanmoins pourquoi la fréquence d’utilisation ne suffit pas à mesurer la qualité.
Quatre dimensions de la valeur d’un équipement
Disponibilité : la technologie est-elle accessible ?
Utilisation : à quelle fréquence est-elle utilisée ?
Pertinence : est-elle employée pour le bon besoin clinique ?
Durabilité opérationnelle : peut-elle être maintenue en état de fonctionnement ?
Ces questions diffèrent selon le matériel.
Mais elles montrent qu’un bon investissement doit s’inscrire dans un processus clinique approprié.
Source : OCDE — Diagnostic Technologies, Health at a Glance 2025.
7. Le message de l’OMS en 2026 : acheter un dispositif n’est pas le maintenir fonctionnel
En septembre 2026, le Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est a publié From Purchase to Functionality.
Le document souligne que l’accès dépend de technologies appropriées, sûres, disponibles et fonctionnelles pendant tout leur cycle de vie.
L’acquisition n’est qu’une étape
Selon le produit, la préparation peut nécessiter :
Inspection à la livraison
Installation
Mise en service
Vérifications réglementaires ou techniques
Contrôles de compatibilité
Formation des utilisateurs
Inscription à l’inventaire
Planification de maintenance préventive
Disponibilité des pièces détachées
Réception opérationnelle
Un brancard et un système d’imagerie complexe ne doivent pas suivre des procédures identiques.
Le personnel fait partie de la capacité opérationnelle
Les technologies nécessitent des professionnels possédant les compétences appropriées.
Même si un dispositif fonctionne parfaitement, le manque de personnel peut limiter son utilisation.
Notre analyse des kilomètres parcourus par les infirmières pendant une garde de douze heures montre pourquoi l’architecture et l’organisation du matériel peuvent influencer les tâches quotidiennes.
L’équipement devrait soutenir les soins plutôt que créer des déplacements évitables.
Les technologies doivent fournir des informations utiles
Les dispositifs connectés peuvent produire davantage de données et d’alarmes.
Mais plus de signaux ne signifie pas nécessairement une meilleure décision.
Notre analyse des alarmes hospitalières et de la fatigue liée aux alertes examine ce problème.
La maintenance fait partie des soins
La publication OMS de 2025 sur l’inventaire et la maintenance rappelle qu’un établissement doit connaître son matériel, son état, sa localisation et ses besoins techniques.
Ces informations facilitent inspection, réparation et remplacement.
Sans inventaire fiable, les achats peuvent se déconnecter des besoins réels.
Cinq questions avant un achat
Le dispositif correspond-il au service clinique prévu ?
Les infrastructures et professionnels sont-ils disponibles ?
Peut-il être installé, entretenu et réparé ?
Les accessoires, consommables et pièces sont-ils accessibles ?
Comment vérifier sa fonctionnalité dans la durée ?
Il s’agit d’une synthèse éditoriale, non d’une liste officielle de l’OMS.
Un dispositif ne crée pas de valeur durable simplement parce qu’il a été acheté.
Sources : OMS — From Purchase to Functionality, 2026 et OMS — Inventory and Maintenance Management, 2025.
8. Pourquoi 100 lits achetés ne signifient pas 100 places de soins disponibles
Les lits hospitaliers illustrent la différence entre équipement physique et capacité clinique.
Selon l’OCDE, les pays membres disposaient en moyenne de 4,2 lits hospitaliers pour 1 000 habitants en 2023.
La définition statistique des lits disponibles ne correspond pas simplement au nombre de châssis possédés.
Un exemple hypothétique de 100 places
Imaginons un hôpital ayant approuvé 100 places :
100 places sont planifiées.
96 lits ont été installés.
91 satisfont aux exigences techniques de préparation.
78 disposent du personnel et des services de soutien nécessaires.
72 répondent à tous les critères d’utilisation immédiate.
Dans cet exemple fictif, 72 places sont prêtes.
Les autres ne sont pas nécessairement inutilisables à cause de lits défectueux.
Les contraintes peuvent concerner la mise en service, le personnel, les accessoires ou les infrastructures.
L’occupation n’est pas un taux de fonctionnalité
L’OCDE rapporte un taux d’occupation moyen des lits de soins curatifs d’environ 72 % dans les pays disposant de données comparables en 2023.
Cela ne signifie pas que 28 % des lits étaient défectueux ou sans personnel.
L’occupation reflète la demande, les admissions, les durées de séjour et d’autres facteurs.
Une capacité de réserve peut également être nécessaire.
Il n’existe pas de taux universel optimal.
Le personnel modifie le calcul
Le rapport State of the World's Nursing 2025 de l’OMS estime un déficit mondial de 5,8 millions de professionnels infirmiers en 2023 et une projection de 4,1 millions en 2030 si les tendances se poursuivent.
Ces chiffres correspondent à un déficit estimé par rapport à un référentiel démographique, pas à un décompte de postes hospitaliers vacants.
Ils montrent néanmoins pourquoi les effectifs doivent être pris en compte dans la planification.
La capacité dépend du type de soins
Un lit conventionnel disponible ne peut pas automatiquement remplacer une place de réanimation.
L’adéquation clinique compte.
Capacité physique, équipement fonctionnel, disponibilité du personnel et capacité de soins appropriée sont quatre notions différentes.
Source : OCDE — Hospital Beds and Occupancy.
9. Analyse originale : le cadre Optium « Investment-to-Care »
Si le chiffre d’affaires des technologies médicales ne mesure pas la capacité clinique, comment évaluer les investissements ?
Nous proposons le cadre Optium Investment-to-Care, ou « de l’investissement aux soins ».
Il s’agit d’un modèle éditorial original destiné à structurer l’évaluation des achats et de la préparation opérationnelle.
Ce n’est pas un cadre officiel de l’OMS, un instrument validé cliniquement ou une alternative aux exigences d’accréditation.
Le modèle distingue six étapes.
Étape 1. Équipements achetés
Qu’a acquis l’hôpital ?
Quantités, configurations, prix, dates et obligations contractuelles décrivent l’engagement financier.
Ils ne prouvent pas la disponibilité clinique.
Étape 2. Équipements installés et réceptionnés
Quels dispositifs ont été livrés, vérifiés et préparés pour leur usage ?
Selon le produit, installation, inspection, mise en service et formation peuvent être nécessaires.
La livraison seule ne garantit pas la préparation.
Étape 3. Équipements fonctionnels
Quels actifs satisfont aux critères techniques et de sécurité ?
Un dispositif en attente de réparation ne doit pas être considéré comme pleinement fonctionnel.
Par exemple, un lit électrique dont le freinage présente un défaut non résolu peut ne pas satisfaire aux exigences de son utilisation prévue.
Étape 4. Équipements prêts sur le plan clinique
Quels équipements fonctionnels peuvent soutenir immédiatement un service de soins ?
La réponse dépend du personnel, des accessoires, des consommables et de l’infrastructure.
Un fauteuil de dialyse peut fonctionner sans que le poste de traitement soit prêt.
Un lit de réanimation peut fonctionner sans que les ressources nécessaires aux soins intensifs soient disponibles.
Étape 5. Services cliniques réellement fournis
Quels soins ont été délivrés grâce à ces équipements ?
Les indicateurs peuvent inclure :
Séances de traitement réalisées
Examens diagnostiques appropriés
Journées de lits disponibles avec personnel
Transports de patients effectués
Autres activités spécifiques
Plus d’actes ne signifie pas de meilleurs soins si ces actes ne sont pas nécessaires.
Étape 6. Valeur pour le patient
Les soins ont-ils contribué à l’objectif clinique ?
L’accès, la sécurité, les délais, l’efficacité, la continuité et l’expérience du patient peuvent être évalués.
Mais attribuer un résultat à un seul dispositif nécessite des preuves appropriées.
Pourquoi ce cadre est utile
Il sépare :
Qu’avons-nous acheté ?
Que pouvons-nous utiliser de manière fiable ?
Quels soins pouvons-nous réellement fournir ?
Les écarts peuvent signaler un besoin d’achat, mais aussi de réparation, de formation, de redistribution ou de meilleure organisation.
Le cadre ne présuppose pas la solution.
Il structure l’analyse.
10. Quatre indicateurs pour mesurer la préparation des équipements
Taux de fonctionnalité
Équipements évalués fonctionnels ÷ équipements applicables évalués × 100
Exemple hypothétique : 184 appareils satisfont aux critères sur 200 évalués.
Le taux est de 92 %.
Les critères doivent être adaptés au type de dispositif.
Taux de disponibilité immédiate
Équipements répondant aux conditions d’utilisation immédiate ÷ équipements applicables × 100
Il faut définir clairement comment sont classés les appareils déjà utilisés pour des patients.
Un dispositif en cours d’utilisation n’est pas indisponible comme un dispositif en panne.
Temps d’arrêt imprévu
Mesurer le temps pendant lequel un appareil ne peut pas remplir sa fonction à cause d’un problème inattendu.
Distinguer les défauts techniques des autres causes d’indisponibilité.
Activité clinique fournie
Suivre les services appropriés soutenus par le matériel :
Séances de dialyse
Journées de lit avec personnel
Examens pertinents
Transports réalisés
Les mesures doivent être interprétées dans leur contexte.
Un tableau de bord utile sépare inventaire, fonctionnalité, disponibilité et prestation de soins.
11. Lits hospitaliers : choisir le bon niveau de technologie
Les équipements deviennent plus sophistiqués, mais les achats doivent commencer par les besoins cliniques.
Les limites de la standardisation
La standardisation facilite la formation, la maintenance et les stocks de pièces.
Mais imposer un modèle unique à des services très différents peut être contre-productif.
Notre analyse de la standardisation des lits hospitaliers développe ce compromis.
Une unité conventionnelle n’a pas nécessairement besoin de toutes les fonctions de la réanimation.
Inversement, une réanimation ne devrait pas recevoir une configuration insuffisante pour réduire la diversité du parc.
Le nombre de moteurs n’est pas une spécification complète
Le nombre de moteurs ne détermine pas à lui seul la pertinence clinique.
Ce qui compte est le mouvement réalisé, sa commande et son utilité réelle.
Notre comparaison des lits à 3 moteurs et à 4 moteurs explique cette différence.
Soins conventionnels : CL 32
Le lit électrique Optium CL 32 propose le réglage électrique du dossier, des jambes et de la hauteur, ainsi que d’autres fonctionnalités publiées par le fabricant.
Cette configuration peut être examinée pour les soins conventionnels, sans supposer qu’elle convient à tous les services.
Réanimation : CL 43
Le lit de réanimation électrique Optium CL 43 offre des fonctions de positionnement, des commandes infirmières et des capacités d’urgence adaptées à des besoins plus complexes.
Leur utilité doit être évaluée dans le contexte réel.
Aucune caractéristique technique ne démontre indépendamment une réduction de la mortalité ou des complications.
Le matelas fait partie du système
Un lit n’est pas complet sans une surface de soutien compatible.
Dimensions, épaisseur, redistribution des pressions, nettoyage et caractéristiques du patient doivent être pris en compte.
Notre guide des matelas hospitaliers et de la prévention des escarres examine ces critères.
Sécurité et hygiène
Les freins, la hauteur, les barrières et la supervision peuvent influencer les risques de chute.
Notre étude des statistiques de chutes de patients et de la sécurité des lits montre pourquoi une caractéristique isolée ne remplace pas un programme de prévention.
La facilité de nettoyage est également importante.
Les surfaces fréquemment touchées des lits hospitaliers exigent des procédures adaptées.
Technologie et mobilisation
Certaines fonctions peuvent faciliter le positionnement et la mobilité.
Mais les décisions cliniques appartiennent aux équipes soignantes.
Notre étude sur la mobilisation précoce et les lits de réanimation aborde cette interaction.
Le bon lit n’est pas nécessairement le plus sophistiqué. Il est celui qui répond aux besoins réels du service et de ses patients.
12. Transport des patients : le matériel n’est qu’un élément de la sécurité
Les brancards s’intègrent à un système associant surveillance, professionnels, équipements et coordination.
Ce que montrent les recherches
Une méta-analyse publiée en 2022 par Murata et ses collègues, dans l’American Journal of Emergency Medicine, a examiné 12 313 transports intrahospitaliers concernant 1 898 patients en état critique dans 24 études.
La fréquence globale estimée d’événements indésirables était de 26,2 % (IC à 95 % : 15,0–39,2 %).
Les études présentaient une hétérogénéité très élevée : I² = 99,5 %.
Cette estimation n’est donc pas un taux universel.
Elle ne signifie pas qu’un patient sur quatre a été blessé.
Elle ne démontre pas non plus que la conception d’un brancard a causé les événements.
Notre étude des 12 313 transports en réanimation et de la sécurité des patients examine les résultats et leurs limites.
Urgences : EMERGEUM
Le brancard Optium EMERGEUM comprend, selon sa configuration publiée, un réglage hydraulique, un freinage centralisé, une cinquième roue et des fonctionnalités utiles à certains examens radiographiques.
Ces fonctions peuvent soutenir des parcours d’urgence, sans prouver une réduction clinique déterminée des événements indésirables.
Transport conventionnel : ST 62
Le brancard hydraulique Optium ST 62 propose une configuration différente, notamment un réglage hydraulique et un dossier assisté par vérin à gaz.
Certaines fonctions sont optionnelles.
La configuration commandée doit être confirmée.
Compatibilité avec l’imagerie
Une surface radiotransparente peut soutenir certains examens radiographiques.
Cela ne signifie pas une compatibilité automatique avec le scanner CT ou l’IRM.
Notre guide des brancards radiotransparents explique les vérifications nécessaires.
Les bonnes questions d’achat
Examiner :
Les trajets
Les dispositifs accompagnant le patient
Les transferts nécessaires
La préparation de la destination
Les accessoires
La maintenance
Les portes, ascenseurs et couloirs
Le brancard doit être choisi pour le parcours complet du patient, pas seulement pour sa capacité de déplacement.
13. Dialyse : le nombre de fauteuils n’est pas la capacité de traitement
Une unité de dialyse nécessite des fauteuils et des machines, mais également du personnel, de l’eau traitée, des consommables, une maintenance et des protocoles.
Exemple hypothétique de douze postes
Supposons douze postes, deux séances par jour et six jours d’activité hebdomadaire.
12 × 2 × 6 = 144 séances théoriques par semaine.
Si deux postes sont indisponibles toute la semaine :
10 × 2 × 6 = 120 séances théoriques.
L’écart est de 24 créneaux potentiels.
Ces nombres sont hypothétiques et ne constituent pas des recommandations cliniques.
Les séances réellement réalisées dépendent de nombreuses autres contraintes.
Une séance ne correspond pas nécessairement à un patient unique.
Choisir le fauteuil adapté
Notre guide d’achat des fauteuils de dialyse aborde les positions, l’accès clinique, l’hygiène et l’entretien.
Exemple : DC 44
Le fauteuil Optium DC 44 dispose de réglages électriques du dossier, des jambes, de la hauteur et de la position Trendelenburg, selon la fiche fabricant.
Ces fonctionnalités doivent être évaluées pour l’usage prévu.
Elles ne prouvent pas que le centre réalisera davantage de séances ni qu’il obtiendra de meilleurs résultats cliniques.
Un mobilier supplémentaire peut soutenir l’extension des services, mais il ne remplace pas les ressources cliniques nécessaires.
14. Les équipements spécialisés doivent correspondre au processus clinique
Les transferts opératoires obéissent à des contraintes particulières.
Certains parcours traversent des zones possédant des règles d’hygiène différentes.
Exemple : OT TRANS
Le brancard de transfert opératoire Optium OT TRANS utilise des châssis distincts en acier inoxydable pour les zones propres et non propres, associés à une plateforme coulissante.
Son adéquation dépend de l’organisation du bloc et des procédures approuvées.
Les matériaux ne suffisent pas à établir la pertinence du produit.
Il faut aussi évaluer le nettoyage, la manutention, la maintenance et l’intégration au parcours.
Ce principe s’applique également aux lave-mains chirurgicaux, aux postes de travail et aux autres mobiliers cliniques.
15. Pourquoi le matériel le moins cher peut devenir plus coûteux
Le coût total de possession peut comprendre :
Prix d’achat
Transport et installation
Mise en service
Formation
Maintenance
Réparations et pièces détachées
Nettoyage et consommables
Assistance technique
Temps d’arrêt
Remplacement
Exemple de coût sur cinq ans
Offre A
Prix initial : 2 300 $.
Maintenance annuelle : 350 $.
Pièces annuelles : 150 $.
2 300 $ + 5 × (350 $ + 150 $) = 4 800 $.
Offre B
Prix initial : 2 700 $.
Maintenance annuelle : 200 $.
Pièces annuelles : 120 $.
2 700 $ + 5 × (200 $ + 120 $) = 4 300 $.
Dans cet exemple fictif, l’offre B est plus chère à l’achat mais moins coûteuse sur cinq ans.
Ces chiffres ne sont ni des devis réels ni des résultats observés chez Optium.
Ils excluent notamment fret, taxes, financement et coûts d’indisponibilité.
Ils illustrent pourquoi prix initial et coût total peuvent produire deux classements différents.
Plus cher n’est pas toujours meilleur
Un équipement premium peut répondre à des besoins spécialisés.
Mais un appareil simple peut offrir une excellente valeur lorsqu’il satisfait les exigences.
Notre comparaison de lits hospitaliers à 500 et 5 000 dollars montre pourquoi des configurations différentes ne doivent pas être comparées comme si elles étaient identiques.
Neuf ou reconditionné ?
Le comparatif des lits neufs et reconditionnés examine l’âge, l’historique, les pièces et la durée de vie restante.
Une remise initiale ne garantit pas une économie totale.
Des offres réellement comparables
Un fournisseur peut inclure des accessoires, une formation et un service.
Un autre peut les facturer séparément.
Les 50 exigences pour un appel d’offres de lits hospitaliers montrent pourquoi la définition de la prestation doit être précise.
Le devis le moins cher n’est pas nécessairement celui dont le coût total est le plus défendable.
16. Cinq erreurs d’achat qui réduisent la valeur des équipements
Erreur 1 : choisir la technologie avant de définir le besoin clinique
Il faut d’abord préciser les soins à fournir, puis identifier les fonctions nécessaires.
Commencer par un catalogue peut conduire à acheter des options inutiles ou à oublier des exigences importantes.
Erreur 2 : ignorer l’environnement physique
Les dimensions d’une plateforme de matelas ne sont pas les dimensions extérieures d’un lit.
La largeur d’un brancard ne garantit pas son passage dans tous les couloirs.
Notre guide des sept dimensions à vérifier pour un lit hospitalier explique ce problème.
Erreur 3 : considérer une fonction annoncée comme une garantie
Un lit peut annoncer une batterie de secours sans que toutes les commandes restent actives en cas de coupure.
Le guide des batteries de secours des lits hospitaliers détaille les vérifications nécessaires.
Erreur 4 : négliger la maintenance
Un dispositif conforme à la livraison peut devenir indisponible faute de pièces ou d’assistance.
La documentation et le service doivent être étudiés avant l’achat.
Erreur 5 : considérer la livraison comme la fin du projet
Livraison, installation, réception, fonctionnalité et disponibilité clinique sont des étapes différentes.
Leur suivi permet une évaluation plus fiable de l’investissement.
17. Douze questions avant le prochain achat d’équipement
Cette liste est une synthèse éditoriale Optium, pas une norme officielle.
Besoins cliniques
1. Quel service l’équipement doit-il soutenir ?
Définir la finalité.
2. Quelles preuves montrent qu’un achat est nécessaire ?
Examiner la demande et les actifs existants.
3. La configuration correspond-elle au service ?
Ne pas confondre complexité et adéquation.
Installation
4. Les infrastructures nécessaires sont-elles disponibles ?
Électricité, eau, gaz médicaux, espace ou connexion selon le produit.
5. Qui assurera installation et mise en service ?
Définir les responsabilités.
6. Les accessoires et consommables sont-ils accessibles ?
Évaluer les dépendances.
Utilisation clinique
7. Les professionnels qualifiés sont-ils disponibles ?
Prévoir personnel et formation.
8. Le produit s’intègre-t-il aux parcours de soins ?
Évaluer positionnement, transfert et compatibilité.
Cycle de vie
9. Quelle maintenance sera nécessaire ?
Examiner entretien, contrôles et pièces.
10. Quel sera le coût total de possession ?
Comparer des hypothèses équivalentes.
Mesure
11. Comment mesurera-t-on fonctionnalité et disponibilité ?
Définir les indicateurs.
12. Comment vérifier que l’objectif de l’investissement a été atteint ?
Identifier les mesures appropriées.
La liste ne garantit pas le succès, mais aide à ne pas oublier les questions fondamentales.
18. Une revue des équipements sur 90 jours
Il s’agit d’un cadre éditorial de gestion, non d’un protocole clinique validé.
Jours 1–30 : établir l’inventaire
Documenter :
Type et configuration
Service et localisation
Usage prévu
État technique
Responsable de maintenance
Accessoires
Statut de mise en service
Disponibilité pour l’usage approuvé
Séparer les appareils fonctionnels de ceux en attente de réparation ou de réception.
Ne pas confondre indisponibilité temporaire et panne.
Jours 31–60 : identifier les contraintes principales
Rechercher les causes récurrentes :
Pannes
Manque de pièces
Mauvaise répartition
Équipements inadaptés
Manque de personnel
Infrastructure insuffisante
Distinguer ce qui nécessite un nouvel achat de ce qui peut être corrigé par maintenance, redistribution ou formation.
Jours 61–90 : tester des améliorations ciblées
Les actions peuvent inclure :
Révision des procédures de réception
Meilleur entretien préventif
Répartition des responsabilités
Actualisation des spécifications
Planification des pièces
Standardisation appropriée
Meilleur suivi des équipements
Mesurer les résultats pertinents et rechercher les effets imprévus.
Ne pas attribuer un bénéfice clinique sans données adaptées.
Après les 90 jours
La démarche peut devenir permanente.
Elle peut montrer qu’il faut acheter plus de matériel.
Elle peut aussi révéler des équipements à réparer ou à réaffecter.
La meilleure décision d’achat repose sur le besoin clinique et la réalité opérationnelle.
19. Ce que la prévision de 818 milliards ne peut pas nous dire
Elle ne mesure pas uniquement le mobilier hospitalier
Elle couvre un ensemble beaucoup plus vaste de technologies.
Elle n’indique pas combien d’appareils seront achetés
La croissance en valeur peut provenir des prix, du mélange des produits et de l’innovation.
Elle ne mesure pas la fonctionnalité
Le rapport ne précise pas combien d’appareils sont réellement opérationnels.
Elle ne mesure pas directement l’accès aux soins
Un marché peut croître malgré des obstacles géographiques et financiers.
Elle ne prouve pas de meilleurs résultats cliniques
La valeur ou le coût d’un dispositif ne démontre pas son efficacité.
Elle n’implique pas une croissance identique dans tous les pays
Les marchés régionaux suivent des dynamiques différentes.
Elle ne fixe pas une quantité idéale de matériel
La capacité insuffisante et l’utilisation inappropriée doivent être étudiées.
Elle reste une projection
La valeur de 2031 repose sur une méthodologie et des hypothèses.
D’autres chercheurs peuvent obtenir d’autres estimations.
Les prévisions industrielles aident à comprendre les tendances. Elles ne remplacent pas l’évaluation des besoins cliniques.
20. Questions fréquentes sur le marché des dispositifs médicaux
Quelle est la taille du marché en 2026 ?
MarketsandMarkets prévoit 580,79 milliards de dollars.
Il s’agit d’une estimation issue d’un rapport particulier.
Combien pourrait-il valoir en 2031 ?
Environ 817,78 milliards de dollars, soit 818 milliards après arrondi.
Quel est le taux de croissance attendu ?
7,1 % de croissance annuelle composée pour 2026–2031 selon MarketsandMarkets.
Quelle est la hausse entre 2026 et 2031 ?
236,99 milliards de dollars de valeur annuelle estimée, soit environ 40,8 % par rapport à 2026.
Il ne s’agit pas de dépenses cumulées.
Pourquoi le marché croît-il ?
Vieillissement, maladies chroniques, innovation, diagnostics et investissements dans les infrastructures figurent parmi les facteurs.
Quelle est la croissance européenne ?
MedTech Europe rapporte 1,8 % pour 2025, contre une moyenne historique d’environ 5,6 % sur dix ans.
Ces taux ne sont pas directement comparables au CAGR mondial prévisionnel.
Un marché plus grand garantit-il de meilleurs soins ?
Non. Le bénéfice dépend aussi du personnel, de l’usage, des infrastructures, de la maintenance et de l’accès.
Combien existe-t-il de types de dispositifs médicaux ?
L’OMS estime environ deux millions de types, regroupés dans plus de 7 000 catégories génériques.
Les lits hospitaliers peuvent-ils être des dispositifs médicaux ?
Oui, selon leur destination médicale et les règles applicables.
Leur inclusion dans un rapport de marché est une question distincte.
Les fauteuils de dialyse sont-ils inclus dans la prévision ?
Le rapport couvre des dispositifs rénaux et de dialyse, mais le classement précis des fauteuils dépend de sa segmentation.
Il ne faut pas le présumer.
Plus de lits signifie-t-il plus de capacité ?
Pas automatiquement. Le personnel, les infrastructures et la préparation opérationnelle comptent.
Davantage de scanners garantit-il de meilleurs diagnostics ?
Non. L’OCDE recommande d’examiner l’accès, l’utilisation et la pertinence clinique.
Qu’est-ce que la gestion du cycle de vie ?
C’est la gestion des besoins, achats, installations, inventaires, formations, maintenance et remplacements.
Comment améliorer la disponibilité des équipements ?
L’inventaire, la maintenance préventive, la disponibilité des pièces, la formation et une meilleure répartition peuvent aider selon les conditions locales.
Quelle différence entre fonctionnalité et préparation clinique ?
La fonctionnalité concerne les exigences techniques et opérationnelles du dispositif.
La préparation clinique inclut également personnel, infrastructure et autres ressources.
Comment comparer les fournisseurs ?
Comparer les configurations appropriées, la documentation, les exigences réglementaires, le service, les pièces, la garantie, la compatibilité et les coûts de cycle de vie.
Le prix initial ne suffit pas.
21. Conclusion : le chiffre le plus important n’est pas 818 milliards de dollars
Le marché mondial des dispositifs médicaux pourrait atteindre près de 818 milliards de dollars en 2031.
Cette prévision souligne l’importance économique des technologies utilisées pour diagnostiquer, surveiller et traiter les patients.
Mais croissance financière et amélioration des soins ne sont pas équivalentes.
Les données européennes montrent que les régions évoluent différemment.
L’OCDE rappelle que la disponibilité et l’utilisation doivent être analysées séparément.
L’OMS insiste sur la nécessité de garder les dispositifs fonctionnels, sûrs et appropriés durant tout leur cycle de vie.
Ensemble, ces éléments soutiennent une approche plus utile des investissements hospitaliers.
Un établissement ne devient pas plus capable simplement parce que son budget augmente.
Il devient plus capable lorsqu’il dispose de matériel adapté au sein d’un système qui peut l’utiliser correctement, en sécurité et de manière durable.
Pour un lit, cela signifie plus qu’un châssis réglable.
Pour un brancard, plus que des roues et des freins.
Pour un fauteuil de dialyse, plus qu’une place de traitement.
Chaque produit fait partie d’un processus clinique.
À l’approche de 2031, les directions hospitalières doivent poser une question plus importante que celle du chiffre d’affaires mondial :
Non pas combien d’équipements pouvons-nous acheter, mais combien de soins appropriés, sûrs et fiables pouvons-nous réellement fournir grâce à eux ?
Voilà la différence entre une industrie qui grandit et un système de santé qui devient véritablement plus capable.
Méthodologie de recherche et transparence éditoriale
Recherche examinée : octobre 2026.
Cet article constitue une analyse éditoriale d’Optium Healthcare pour les directions hospitalières, les services achats, les ingénieurs biomédicaux et les distributeurs.
Il combine des études de marché, des recommandations de l’OMS, des indicateurs OCDE, des recherches évaluées par les pairs et des caractéristiques de produits publiées par leur fabricant.
Il ne constitue ni une prévision indépendante, ni un essai clinique, ni une revue systématique, ni un instrument validé de performance hospitalière.
Études de marché
Les chiffres mondiaux de 2025, 2026 et 2031 proviennent de MarketsandMarkets.
La différence de 236,99 milliards et la hausse d’environ 40,8 % sont des calculs arithmétiques.
Ils ne constituent pas des estimations indépendantes d’investissement hospitalier.
Données européennes
Les taux de croissance historiques et les indicateurs industriels proviennent de Facts & Figures 2026 de MedTech Europe.
Les méthodologies et périodes diffèrent de celles des prévisions mondiales.
Données OCDE
Health at a Glance 2025 fournit les comparaisons d’imagerie, de lits et d’occupation.
L’analyse de pertinence des examens décrit une étude précise, pas une moyenne mondiale.
Recommandations OMS
Les publications de 2025 sur les inventaires et la maintenance et de septembre 2026 sur le cycle de vie éclairent l’analyse de la fonctionnalité.
Les statistiques sur les effectifs infirmiers et le vieillissement constituent des éléments de contexte.
Le déficit infirmier ne correspond pas au nombre de postes vacants dans les hôpitaux.
Recherches cliniques
L’estimation de 788 millions d’adultes vivant avec une maladie rénale chronique provient de The Lancet, 2025. Elle ne représente pas le nombre de patients nécessitant une dialyse.
Les données sur 12 313 transports proviennent de la méta-analyse de Murata et ses collègues, publiée en 2022. Leur fréquence globale d’événements ne constitue pas un risque universel de blessure.
Analyses originales
Le cadre Investment-to-Care, l’hôpital hypothétique de 100 places, le modèle de capacité de dialyse, la comparaison financière sur cinq ans, les douze questions et la revue sur 90 jours sont des outils éditoriaux.
Ils ne sont ni des protocoles validés, ni des cadres officiels de l’OMS, ni des observations d’établissements réels.
Transparence commerciale
Optium fabrique certains équipements présentés dans cet article.
Les caractéristiques des produits sont celles publiées par le fabricant.
Elles ne prouvent pas indépendamment une amélioration des résultats cliniques, une réduction des événements indésirables ou une supériorité économique.
Les acheteurs doivent vérifier les documentations, options, obligations réglementaires et usages prévus.
Sources scientifiques et institutionnelles principales
1. MarketsandMarkets — Medical Devices Market: Global Forecast to 2031
Juillet 2026.
https://www.marketsandmarkets.com/Market-Reports/top-10-medical-device-technologies-96.html
2. MedTech Europe — Facts & Figures 2026
6 octobre 2026.
https://www.medtecheurope.org/resource-library/medtech-europes-facts-figures-2026/
3. MedTech Europe — European Medical Technology Market Data
https://www.medtecheurope.org/datahub/market/
4. OMS — From Purchase to Functionality: Life-cycle Implementation of Medical Devices Including IVDs
4 septembre 2026.
5. OMS — Inventory and Maintenance Management Information System for Medical Devices
4 juin 2025.
https://www.who.int/publications/i/item/9789240111257
6. OCDE — Health at a Glance 2025: Diagnostic Technologies
13 novembre 2025.
7. OCDE — Health at a Glance 2025: Hospital Beds and Occupancy
13 novembre 2025.
8. OMS — State of the World's Nursing Report 2025
12 mai 2025.
https://www.who.int/publications/i/item/9789240110236
9. OMS — Ageing and Health
https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/ageing-and-health
10. OMS — Medical Devices
https://www.who.int/health-topics/medical-devices
11. Union européenne — Règlement (UE) 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux
https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2017/745/2023-03-20/eng
12. GBD 2023 Chronic Kidney Disease Collaborators — Global, Regional, and National Burden of Chronic Kidney Disease in Adults, 1990–2023, and Its Attributable Risk Factors
The Lancet, 2025.
https://doi.org/10.1016/S0140-6736(25)01853-7
13. Murata et al. — Adverse Events During Intrahospital Transport of Critically Ill Patients: A Systematic Review and Meta-analysis
American Journal of Emergency Medicine, 2022.


