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Guide d’achat d’une table Mayo : les erreurs fréquentes avant de commander

Table des Matières

Date de PublicationAugust 19, 2026
Temps de Lecture20 min de lecture

Une table Mayo semble presque trop simple pour mériter une décision d’achat complexe.

Un plateau.

Une colonne.

Quelques roulettes.

Un réglage en hauteur.

C’est précisément cette simplicité apparente qui conduit de nombreux établissements à la sous-spécifier.

Au bloc opératoire, une table Mayo n’est pas un simple meuble en acier inoxydable. C’est une surface de travail compacte placée près de l’équipe stérile afin que les instruments et fournitures utilisés fréquemment restent immédiatement accessibles pendant l’intervention.

Si elle est instable, difficile à déplacer, trop basse, trop haute, difficile à nettoyer ou compliquée à régler, le problème ne se produit pas une seule fois.

Il se répète intervention après intervention.

La bonne question n’est donc pas :

« Quelle est la table Mayo la moins chère ? »

Mais :

« Quelle table Mayo s’intègre suffisamment bien au workflow pour que l’équipe n’ait presque plus besoin d’y penser ? »

Réponse rapide : que faut-il comparer avant d’acheter une table Mayo ?

Les principaux critères sont :

  • type de réglage en hauteur ;

  • plage de hauteur réellement utilisable ;

  • dimensions du plateau ;

  • orientation du plateau ;

  • géométrie de la base ;

  • stabilité ;

  • résistance au basculement ;

  • roulettes ;

  • freinage ;

  • construction en acier inoxydable ;

  • accès pour le nettoyage ;

  • proximité possible avec le champ opératoire ;

  • fiabilité mécanique ;

  • disponibilité des pièces détachées.

Le réglage hydraulique peut être particulièrement intéressant lorsque les équipes modifient fréquemment la hauteur.

Un modèle manuel peut être parfaitement adapté lorsque simplicité mécanique, fiabilité et réglages moins fréquents sont prioritaires.

Hydraulique n’est donc pas automatiquement meilleur. Manuel n’est pas automatiquement plus économique à long terme. Le workflow décide.

Qu’est-ce qu’une table Mayo ?

Une table Mayo est une surface mobile destinée aux instruments chirurgicaux ou de procédure qui doivent rester immédiatement accessibles à l’équipe.

Elle est généralement caractérisée par :

  • un encombrement réduit ;

  • un plateau ;

  • une hauteur réglable ;

  • une base mobile.

Elle se distingue d’une table d’instruments plus grande par sa fonction.

On peut simplifier ainsi :

Table Mayo = instruments à accès immédiat.

Table d’instruments ou back table = organisation plus large de l’équipement nécessaire à la procédure.

Cette différence doit guider presque toutes les décisions d’achat qui suivent.

Table Mayo, support Mayo ou chariot Mayo : est-ce la même chose ?

Les termes sont souvent utilisés de manière interchangeable selon les fabricants et les marchés.

Vous pouvez rencontrer :

  • table Mayo ;

  • support Mayo ;

  • chariot Mayo ;

  • Mayo stand ;

  • Mayo trolley.

La terminologie est moins importante que la construction réelle.

Ne validez jamais un produit uniquement parce qu’il porte le bon nom.

Comparez :

  • plateau ;

  • réglage ;

  • base ;

  • roulettes ;

  • stabilité ;

  • dimensions ;

  • matériaux.

Deux produits appelés « table Mayo » peuvent avoir des comportements très différents au bloc opératoire.

Première erreur : acheter une table Mayo comme un meuble inox ordinaire

Une table Mayo peut ressembler à beaucoup d’autres meubles hospitaliers en inox.

Cela ne signifie pas qu’ils soient interchangeables.

Une bonne table Mayo doit :

  • rester stable à sa hauteur de travail ;

  • se déplacer facilement ;

  • s’immobiliser correctement ;

  • être nettoyable ;

  • permettre une position prévisible du plateau ;

  • s’approcher suffisamment du champ opératoire.

Une simple structure métallique avec quatre roulettes ne garantit rien de tout cela.

Table Mayo vs table d’instruments : de quoi le bloc a-t-il réellement besoin ?

La table Mayo est généralement :

  • plus compacte ;

  • plus proche de l’opérateur ;

  • destinée aux instruments utilisés immédiatement.

La table d’instruments ou back table offre :

  • davantage de surface ;

  • davantage de capacité ;

  • une organisation plus large du matériel.

Dans de nombreux blocs, la bonne réponse est :

les deux.

Essayer de faire remplir les deux fonctions par un seul meuble crée souvent un compromis.

Une table suffisamment grande pour stocker tout le matériel peut devenir trop encombrante près du champ opératoire.

Une table Mayo compacte peut devenir surchargée si on lui demande de stocker l’ensemble de la procédure.

1. Manuel ou hydraulique : première vraie décision

Il s’agit de l’une des différences les plus importantes.

Table Mayo manuelle

La hauteur est ajustée à la main grâce à un mécanisme mécanique.

Cette approche peut être adaptée lorsque :

  • la hauteur change rarement ;

  • la table est réglée avant l’intervention puis reste stable ;

  • simplicité mécanique et maintenance facile sont prioritaires.

Le modèle manuel Optium INOXY 132, par exemple, utilise un réglage manuel et couvre une plage de hauteur annoncée d’environ 80 à 115 cm.

Table Mayo hydraulique

Le réglage hydraulique permet généralement de modifier la hauteur via une commande au pied.

Cela peut être utile lorsque :

  • la hauteur change pendant le workflow ;

  • les équipes veulent éviter de manipuler un mécanisme à la main ;

  • plusieurs utilisateurs ou positions nécessitent des réglages différents.

Le modèle hydraulique Optium INOXY 131 utilise un réglage hydraulique au pied et couvre une plage annoncée d’environ 78 à 116 cm.

Ne demandez pas « lequel est meilleur ? »

Demandez plutôt :

À quelle fréquence la hauteur change-t-elle réellement pendant une intervention ?

Si la réponse est « presque jamais », un système manuel bien conçu peut parfaitement répondre au besoin.

Si la hauteur doit être modifiée fréquemment, l’hydraulique peut réduire les interruptions.

2. Ne commandez jamais une table Mayo sans tester toute la plage de hauteur

Les acheteurs regardent souvent uniquement la hauteur maximale.

C’est une erreur.

Une table Mayo doit fonctionner aussi bien :

  • suffisamment bas ;

  • suffisamment haut.

La plage doit correspondre :

  • à la hauteur réelle de la table opératoire ;

  • à la taille des utilisateurs ;

  • aux procédures réalisées ;

  • aux positions de travail.

Une valeur maximale impressionnante ne sert à rien si la table ne descend pas suffisamment bas.

Test simple de hauteur

Avant validation :

  1. placez la table opératoire à une hauteur réellement utilisée ;

  2. positionnez la table Mayo à l’endroit réel ;

  3. descendez-la au niveau minimal ;

  4. montez-la au niveau maximal ;

  5. demandez à plusieurs utilisateurs de travailler avec ;

  6. vérifiez l’accès au plateau dans différentes positions.

La plage utilisable est plus importante que la hauteur maximale inscrite dans une brochure.

3. La géométrie de la base peut être plus importante que le plateau

Tout le monde regarde le plateau.

Mais c’est la base qui décide où le plateau peut réellement aller.

La structure inférieure doit pouvoir s’approcher de la table opératoire sans entrer en conflit avec :

  • le socle de la table ;

  • les pieds du personnel ;

  • les pédales ;

  • les câbles ;

  • les autres équipements.

Une base mal conçue peut empêcher le plateau d’arriver suffisamment près du champ.

Testez la base contre la vraie table opératoire

Poussez réellement la table Mayo vers la table opératoire.

Puis demandez :

  • peut-elle s’approcher suffisamment ?

  • la base touche-t-elle le socle ?

  • gêne-t-elle les pieds du personnel ?

  • interfère-t-elle avec des pédales ?

  • le plateau atteint-il la position attendue ?

  • reste-t-elle stable ?

  • peut-elle être retirée rapidement ?

Ce test donne plus d’informations qu’une photographie de catalogue.

4. Un plateau plus grand n’est pas automatiquement meilleur

Un grand plateau semble évidemment avantageux.

Plus de place signifie plus d’instruments.

Mais cela signifie aussi potentiellement :

  • plus d’encombrement ;

  • davantage de poids ;

  • davantage de matériel posé « au cas où » ;

  • moins de maniabilité ;

  • une modification de la répartition des charges.

Le principe doit être :

assez grand pour les instruments immédiatement nécessaires, mais pas assez grand pour transformer la table Mayo en table de stockage.

Les modèles INOXY 131 et INOXY 132 possèdent des dimensions globales proches respectivement de 54 × 74 cm et 52 × 75 cm.

Ces chiffres ne doivent cependant pas être analysés seuls.

Reconstituez une vraie configuration instrumentale.

Faites un mock-up du plateau

Placez sur le plateau :

  • les instruments ;

  • les compresses ;

  • les petits consommables ;

  • les éléments utilisés réellement dans une intervention représentative.

Puis demandez :

Peut-on les organiser clairement sans surcharger la surface ?

Si la réponse est non, la solution n’est pas forcément un plateau Mayo plus grand.

Elle peut être l’ajout d’une vraie table d’instruments.

5. Les rebords sont un petit détail avec une fonction réelle

Un rebord peut limiter le glissement de petits éléments lors du déplacement.

Cela ne signifie pas que le plateau devient une surface sur laquelle les objets peuvent être transportés sans précaution.

Mais sur une surface mobile, chaque détail contribuant au contrôle du matériel mérite d’être évalué.

Vérifiez également si le rebord :

  • complique le nettoyage ;

  • réduit la surface réellement utilisable ;

  • correspond au workflow du service.

6. Testez la stabilité dans la pire position

Une table Mayo testée :

  • vide ;

  • à hauteur minimale ;

  • immobile ;

est testée dans la situation la plus facile possible.

Ce n’est pas suffisant.

Le test doit se faire :

  • avec une charge réaliste ;

  • près de la hauteur maximale ;

  • pendant le déplacement ;

  • pendant un virage ;

  • avec pression légère sur différents bords du plateau.

La table ne doit pas donner une sensation :

  • nerveuse ;

  • instable ;

  • déséquilibrée ;

  • imprévisible.

Test de stabilité pour les achats

  1. Chargez le plateau.

  2. Montez la table.

  3. Déplacez-la.

  4. Tournez.

  5. Freinez.

  6. Appliquez une pression légère sur différents côtés.

  7. Observez les mouvements de la colonne et de la base.

La stabilité doit être évaluée dans la configuration la plus exigeante, pas la plus confortable.

7. Les roulettes doivent remplir deux fonctions opposées

La table doit être facile à déplacer.

Puis elle doit arrêter de bouger.

Ces deux objectifs sont contradictoires.

Une bonne roulette doit permettre :

  • déplacement fluide ;

  • changement de direction ;

  • contrôle dans un espace réduit.

Le système de freinage doit ensuite permettre :

  • immobilisation stable ;

  • activation simple ;

  • libération facile.

Les INOXY 131 et INOXY 132 utilisent des roulettes d’environ 7,5 cm avec verrouillage.

Mais le diamètre n’est qu’une partie du problème.

Testez les roulettes avec une charge

Vérifiez :

Déplacement en ligne droite

La table suit-elle correctement ?

Virage

Peut-elle tourner dans un espace opératoire encombré ?

Freinage

Le frein est-il facile à actionner ?

Déverrouillage

Peut-on le libérer rapidement ?

Charge

Le comportement change-t-il une fois le plateau rempli ?

Transitions de sol

Comment réagit-elle sur les petites irrégularités ?

Une table qui roule parfaitement vide dans un showroom peut devenir désagréable lorsqu’elle est réellement équipée.

8. Pourquoi l’acier inoxydable 304 est-il si fréquent ?

L’acier inoxydable 304 est couramment utilisé pour le mobilier de bloc opératoire parce qu’il offre un bon équilibre pour de nombreux environnements hospitaliers en matière de :

  • résistance à la corrosion ;

  • durabilité ;

  • nettoyabilité.

Mais « acier inoxydable 304 » ne doit jamais être la seule spécification.

Deux tables fabriquées dans le même grade d’acier peuvent avoir des qualités très différentes.

Évaluez également :

  • qualité des soudures ;

  • finition ;

  • jonctions ;

  • arêtes ;

  • accessibilité des surfaces ;

  • géométrie ;

  • qualité mécanique.

Le matériau est une composante du produit. Il n’est pas le produit.

9. La meilleure table Mayo est celle que le nettoyage peut réellement nettoyer

La facilité de nettoyage doit être évaluée physiquement.

Examinez :

  • sous le plateau ;

  • autour de la colonne ;

  • au niveau du mécanisme ;

  • autour de la pédale hydraulique ;

  • près des roulettes ;

  • autour des soudures ;

  • dans les jonctions.

Demandez à l’équipe de nettoyage :

« Où les résidus pourraient-ils s’accumuler ? »

Cette équipe identifiera souvent des zones que les achats ne remarquent pas.

10. Nettoyabilité et stérilité ne sont pas la même chose

Une table Mayo en acier inoxydable n’est pas « stérile » simplement parce qu’elle est facile à nettoyer.

La gestion du champ stérile dépend :

  • des protocoles ;

  • des drapages ;

  • des procédures ;

  • de la technique utilisée par l’établissement.

Le rôle de la conception du meuble est de permettre :

  • nettoyage ;

  • inspection ;

  • entretien.

Ne confondez donc pas facilité de nettoyage et maintien du champ stérile.

11. Évaluez la table Mayo comme une partie de tout le bloc opératoire

Une table Mayo ne fonctionne jamais seule.

Autour d’elle se trouvent :

  • table opératoire ;

  • équipe ;

  • appareils d’anesthésie ;

  • monitoring ;

  • câbles ;

  • pédales ;

  • tables d’instruments ;

  • équipements mobiles.

Le bon modèle doit fonctionner avec cet ensemble.

Une table Mayo excellente dans un espace vide peut être mal adaptée à un bloc réel fortement équipé.

Que place-t-on sur une table Mayo ?

La table Mayo accueille généralement les instruments et fournitures qui doivent rester immédiatement accessibles pendant la procédure.

Le contenu dépend de :

  • la spécialité ;

  • le type d’intervention ;

  • les protocoles ;

  • les préférences de l’équipe.

Le principe est important :

la table Mayo n’est pas destinée à stocker tout ce qui pourrait être nécessaire.

Elle doit accueillir ce qui doit rester près de l’équipe.

Manuel vs hydraulique : décision pratique

Imaginez deux scénarios.

Scénario A — Réglage unique

La table est positionnée avant l’intervention.

La hauteur est réglée.

Puis elle reste pratiquement identique.

Dans ce cas, une table manuelle bien conçue peut parfaitement convenir.

Scénario B — Ajustements fréquents

La table opératoire change de hauteur.

La position de travail change.

Plusieurs utilisateurs utilisent le plateau.

La hauteur de la Mayo doit être modifiée.

Ici, une commande hydraulique au pied peut offrir un avantage réel.

La question n’est donc pas :

« hydraulique ou manuel ? »

Mais :

« combien de fois devons-nous régler cette hauteur, et comment voulons-nous le faire ? »

INOXY 131 vs INOXY 132

Optium propose deux approches dans la même famille.

INOXY 131

Configuration hydraulique.

Caractéristiques principales :

  • commande de hauteur hydraulique au pied ;

  • plage annoncée d’environ 78–116 cm ;

  • structure en inox 304 ;

  • base mobile ;

  • plateau pouvant être positionné selon le workflow.

INOXY 132

Configuration manuelle.

Caractéristiques principales :

  • réglage manuel ;

  • plage annoncée d’environ 80–115 cm ;

  • structure en inox 304 ;

  • roulettes verrouillables ;

  • conception mécanique plus simple.

Le meilleur choix dépend donc du processus, pas du prestige du mécanisme.

Mayo vs back table : pourquoi les blocs ont souvent besoin des deux

Une table Mayo est volontairement compacte.

Une back table est volontairement plus grande.

Les rôles peuvent être répartis ainsi :

Table Mayo : instruments immédiatement utilisés.

Table d’instruments : ensemble plus large du matériel.

Table de travail : préparation et surface supplémentaire.

Armoires : stockage fermé.

Cela crée un environnement beaucoup plus cohérent que de demander à un seul meuble de tout faire.

N’oubliez pas la zone de lavage chirurgical

Le workflow du bloc commence avant que les instruments n’arrivent sur la table Mayo.

La préparation chirurgicale des mains fait partie du même écosystème.

Notre guide lavabo chirurgical vs lavabo standard explique pourquoi la géométrie, les commandes sans contact et l’implantation du poste de lavage doivent correspondre au processus réel.

Lorsque vous équipez un nouveau bloc, il est souvent plus cohérent de considérer ensemble :

  • postes de lavage ;

  • tables Mayo ;

  • tables d’instruments ;

  • stockage ;

  • autres équipements inox.

N’oubliez pas le côté anesthésie

La table Mayo sert principalement le workflow stérile chirurgical.

L’anesthésie possède des besoins différents.

Les médicaments, consommables, seringues et accessoires nécessitent un système d’organisation propre.

Une table Mayo ne doit donc pas devenir un support générique où l’on pose tout ce qui ne trouve pas de place ailleurs.

Pour approfondir cette distinction, consultez notre guide chariot d’urgence vs chariot à médicaments vs chariot d’anesthésie.

Chaque zone de travail doit disposer du mobilier adapté à sa fonction.

Le test Mayo de 8 minutes avant achat

Ne validez pas une table à partir de photographies.

Donnez-la à l’équipe pendant huit minutes.

Minute 1 — Déplacez-la vide

Avant, arrière, virage serré.

Minute 2 — Réglez la hauteur

Utilisez toute la plage.

Si elle est hydraulique, actionnez plusieurs fois la pédale.

Si elle est manuelle, testez réellement le mécanisme.

Minute 3 — Chargez le plateau

Utilisez un poids et une disposition réalistes.

Minute 4 — Montez-la

Allez vers la partie haute de la plage et évaluez la stabilité.

Minute 5 — Approchez-la de la table opératoire

Vérifiez les conflits de base.

Minute 6 — Freinez-la

Bloquez les roulettes et appliquez une légère pression.

Minute 7 — Simulez le nettoyage

Inspectez :

  • plateau ;

  • colonne ;

  • pédale ;

  • soudures ;

  • roulettes ;

  • freins.

Minute 8 — Modifiez la configuration de la salle

Déplacez légèrement d’autres équipements puis repositionnez la Mayo.

La question finale est :

La table s’adapte-t-elle au bloc, ou le bloc doit-il s’adapter à la table ?

Comment rédiger un meilleur RFQ pour une table Mayo ?

Écrire :

« Table Mayo, inox, quantité 20 »

est insuffisant.

Deux fabricants peuvent répondre avec des équipements très différents.

Précisez au minimum :

Environnement

  • bloc opératoire ;

  • salle de procédure ;

  • chirurgie ambulatoire ;

  • autre environnement défini.

Construction

  • qualité d’acier inoxydable exigée ;

  • parties concernées.

Mécanisme

  • manuel ;

  • hydraulique au pied.

Hauteur

  • plage minimale et maximale réellement nécessaire.

Plateau

  • dimensions utiles ;

  • orientation ;

  • rebord ;

  • plateau amovible si nécessaire.

Base

  • géométrie ;

  • dégagement ;

  • encombrement.

Roulettes

  • quantité ;

  • diamètre ;

  • verrouillage.

Stabilité

  • comportement sur toute la plage de hauteur et sous charge.

Nettoyage

  • instructions ;

  • accès aux zones critiques ;

  • compatibilité avec les protocoles.

Documentation

  • fiche technique ;

  • garantie ;

  • maintenance ;

  • pièces détachées.

Évaluation

Pour une commande importante, exigez si possible :

  • échantillon ;

  • démonstration ;

  • test clinique avant validation.

Sept erreurs d’achat fréquentes

1. Acheter uniquement sur le grade d’inox

Le 304 est important.

Il ne compense pas une mauvaise stabilité ou une mauvaise géométrie.

2. Choisir le plus grand plateau

Plus de surface peut simplement produire plus d’encombrement.

3. Oublier la hauteur minimale

Tout le monde regarde la hauteur maximale.

Une table peut également être inutilisable parce qu’elle ne descend pas suffisamment.

4. Payer pour l’hydraulique sans l’utiliser

L’hydraulique apporte de la valeur lorsqu’il améliore réellement le workflow.

5. Choisir le manuel uniquement parce qu’il coûte moins cher

Si le personnel règle constamment la hauteur, l’économie initiale peut créer une friction quotidienne.

6. Tester dans une salle vide

La table doit être évaluée avec les équipements réels autour.

7. Utiliser la Mayo comme substitut à toutes les autres surfaces

Si le problème est le manque de place pour les instruments, ajoutez une surface adaptée au lieu de surcharger la Mayo.

Une table Mayo ne doit pas être un achat isolé

Le bloc opératoire fonctionne comme un système.

Une zone complète peut avoir besoin de :

  1. équipements de transfert patient ;

  2. lavabos chirurgicaux ;

  3. tables Mayo ;

  4. tables ou chariots d’instruments ;

  5. chariots d’anesthésie ;

  6. armoires ;

  7. tables de travail.

Le transport patient doit lui aussi être adapté au service. Notre guide d’achat d’un brancard hospitalier par service explique pourquoi les exigences changent entre urgences, récupération et bloc opératoire.

Le principe général est simple :

Achetez le workflow, pas simplement le meuble.

Combien de tables Mayo faut-il par salle d’opération ?

Ne partez pas automatiquement du principe :

1 salle = 1 table Mayo.

Le besoin dépend :

  • du type d’intervention ;

  • du volume d’instruments ;

  • du nombre de surfaces stériles nécessaires ;

  • du workflow du service ;

  • des besoins de réserve.

Analysez avec les utilisateurs :

besoin quotidien minimal + besoin en pic + réserve.

Cette méthode est beaucoup plus fiable qu’une règle arbitraire.

Le plateau doit-il être amovible ?

Un plateau amovible peut faciliter :

  • nettoyage ;

  • remplacement ;

  • maintenance ;

  • certains workflows.

Mais il n’est pas automatiquement supérieur.

Vérifiez :

  • fixation ;

  • risque de mouvement accidentel ;

  • facilité de retrait ;

  • pièces de remplacement ;

  • pertinence pour vos procédures.

Si cette fonction est importante, indiquez-la explicitement dans le cahier des charges.

Deux, trois ou quatre roulettes ?

Il n’existe pas de nombre universellement « meilleur ».

Les configurations influencent :

  • stabilité ;

  • mobilité ;

  • encombrement ;

  • géométrie de la base.

N’achetez donc pas un nombre de roues.

Achetez un comportement de déplacement et de stabilité.

Une table Mayo est-elle utilisée uniquement au bloc opératoire ?

Non.

Elle peut être utile dans différents environnements procéduraux où une petite surface d’instruments mobile et réglable est nécessaire.

Mais la spécification peut changer entre :

  • grande salle opératoire ;

  • petite chirurgie ;

  • salle de procédure ;

  • consultation interventionnelle.

L’environnement d’utilisation doit être défini dans le RFQ.

Table Mayo vs chariot de pansement

Une table Mayo privilégie :

  • proximité ;

  • surface d’instrumentation ;

  • hauteur réglable.

Un chariot de pansement privilégie plutôt :

  • stockage ;

  • préparation ;

  • tiroirs ;

  • consommables ;

  • accessoires.

Si l’équipe demande plusieurs tiroirs, compartiments et stockage, la table Mayo est probablement utilisée pour résoudre le mauvais problème.

Questions fréquentes

À quoi sert une table Mayo ?

À maintenir certains instruments et fournitures utilisés fréquemment à proximité immédiate de l’équipe pendant une intervention ou procédure.

Quelle hauteur doit-elle avoir ?

Il n’existe pas une hauteur universelle.

La bonne plage dépend :

  • de la table opératoire ;

  • de la procédure ;

  • de l’utilisateur ;

  • de la configuration de la salle.

Les roulettes doivent-elles être verrouillables ?

Une table mobile doit pouvoir rester stable une fois positionnée.

Les systèmes de verrouillage sont donc particulièrement importants.

Quelle taille de plateau choisir ?

Choisissez une surface correspondant aux instruments immédiatement nécessaires.

Trop petite : encombrement.

Trop grande : davantage d’espace occupé et de difficulté de mouvement.

Peut-elle être positionnée au-dessus du patient ?

Certains modèles et configurations permettent d’approcher ou de positionner le plateau très près du champ opératoire.

La position exacte dépend du modèle, du protocole et de la configuration clinique.

La table Mayo fait-elle partie du champ stérile ?

Elle peut soutenir une configuration d’instruments stériles lorsqu’elle est préparée et gérée conformément aux procédures de l’établissement.

Comment doit-elle être nettoyée ?

Suivez les instructions du fabricant et les procédures de prévention des infections de l’établissement.

Lors de l’achat, vérifiez que toutes les zones importantes sont réellement accessibles.

Comment choisir un fabricant ?

Ne comparez pas uniquement le prix.

Comparez également :

  • spécification ;

  • documentation ;

  • mécanisme ;

  • fabrication ;

  • stabilité ;

  • modèles disponibles ;

  • garantie ;

  • pièces ;

  • support après-vente.

Décision finale : qu’est-ce qui fait une bonne table Mayo ?

Une bonne table Mayo ne devrait pas attirer l’attention pendant l’intervention.

Elle reste là où elle est placée.

Elle se déplace lorsque l’équipe le souhaite.

Elle atteint la bonne hauteur.

Elle donne suffisamment de surface sans occuper inutilement la salle.

Et après la procédure, elle peut être nettoyée, inspectée et préparée pour la suivante.

C’est pourquoi une bonne décision ne doit pas s’arrêter à :

inox 304 + quatre roulettes + hauteur réglable.

Ce sont des caractéristiques.

Les véritables critères sont :

accès + stabilité + ergonomie + nettoyabilité + mobilité + intégration au bloc opératoire.

La meilleure table Mayo n’est pas celle qui possède le plus de fonctions. C’est celle qui finit par disparaître dans le workflow parce qu’elle fait exactement ce que l’équipe attend d’elle.

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